Sambatra 2014, sacrifice des zébus.

Pas une fête malgache sans qu’on sacrifie un animal en l’honneur des ancêtres, et aussi, d’une manière beaucoup plus terre à terre, pour nourrir les participants et s’assurer qu’ils viennent en nombre. Le Sambatra ne déroge pas à la règle, et c’est aux premieres lueurs de l’aube que chaque quartier procède au sacrifice au pied du tranobe. Comme à l’accoutumée, la tête et les sabots seront offerts au dignitaire local, en l’occurence le panzaka du quartier.
Ames sensibles s’abstenir.

Famadihana, retournement des morts, Faratsiho, Madagascar.

Le famadihana, ou retournement des morts, est un rituel funéraire pratiqué à épisodes réguliers tous les 5 ans environ. S’il sert à honorer la mémoire des ancêtres, c’est aussi un moyen de ressouder les liens de la communauté familiale au cours de grandes fêtes ou se mèlent à la fois un esprit festif très prononcé, et une profonde émotion.

 

Carnaval de Donia, Nosy-be, Madagascar.

Tous les ans à lieu fin mai a Nosy-Be, le festival de Donia (la vie, en malgache).

Au programme des festivités qui s »étalent sur près de 15 jours, différents tournois sportifs, courses des zébus ou de motos, les traditionnelles élections de miss (de la plus jolie ou de la plus opulente) et de très nombreux concerts et spectacles. Je vous propose plus spécialement quelques images du carnaval, défilé qui permet d »élire la meilleure troupe de danse de Nosy-Be. En avant la musique!

 

Cérémonie d’hommage aux ancêtres, Madagascar.

Aux yeux de nombreuses ethnies malgaches, il est important que les morts reposent auprès de leurs ancêtres. Ainsi, quand une partie de cette famille originaire du village d’ Ankazambo  et expatriée à Majunga, commença à accumuler les revers de fortune et les soucis de santé, il fut rapidement établit que les ancêtres manifestaient leur mécontentement de voir leurs descendance inhumée loin de chez eux.

Ne pouvant rapatrier les corps si loin pour les ramener à leur terre d’ origine, il fut décidé d’ organiser une importante cérémonie pour honorer la mémoire des ancêtres, et leur demander l’ autorisation d inhumer maintenant les défunts de la famille près de leur nouveau  lieu de résidence.

On prépara donc une grande fête, où toute la famille et le village furent conviés. On pilla le riz, on bu et on dansa plus que de raison. Puis, visite fut rendue au cimetière, dans une grotte au flanc de la montagne. On ouvrit les cercueils, on fit quelques offrandes symboliques, et on passa un bon moment en compagnie des ancêtres. Enfin,  on sacrifia un zébu dont le sang versé scella la réconciliation entre les vivants et les morts.