Cérémonie de retournement des morts, Famadihana, Madagascar.

J’ai rêvé de ton père, il disait qu’il avait froid…

Ainsi s’adresse parfois un oncle à son neveu. Mais était-ce vraiment un rêve? Ou simplement, une manière détournée de signifier qu’il serait temps d’honorer les ancêtres.

Bien que principalement pratiquée sur les hauts plateaux, la coutume du famadihana, ou retournement des morts, est pratiquée sous différentes formes par de nombreuses ethnies de Madagascar.

Probablement originaire d’Asie, d’ou sa prévalence dans les ethnie des hauts plateaux, le famadihana se serait développé au 18ème siècle, à l’époque des conquêtes d’Andriampoinimerina, père de Radama premier, quand les corps des soldats morts au combats étaient exhumés du champ de bataille pour être rapatriés dans leur région d’origine.

Toujours pratiquée de nos jours à intervalle régulier de 5 ou 7 ans, cette coutume funéraire onéreuse sert également à resserrer les liens familiaux lors de ces grandes cérémonies, mais donne également des gages de respectabilité à une famille qui affiche ainsi sa réussite et son respect pour la tradition et ses ancêtres.

Ile Maurice, la Côte Nord-Est, la côte de la tranquillité.

Bordée par la cote Nord très dévolue au tourisme, et par les grands hôtels de l’Est,  la côte Nord-Est, entre Grand-Gaube et Poste de Flac, constitue un des derniers bastions d’authenticité de l’ile Maurice. Les montagnes de Port Louis ferment le paysage quand le regard se perds à l’Ouest au dessus des champs de cannes.  La vie s’y écoule paisiblement, loin de la vie trépidante de la capitale et des complexes touristiques.

Pourtant, les pressions se font de plus en plus fortes autours de ce petit coin tranquille.

D’un coté les industries qui polluent le lagon de leurs rejets, et de l’autre les grands opérateurs immobiliers qui bétonnent à tout va de nouveaux complexes de luxe en détruisant notamment la mangrove, berceau de l’écosystème littoral.

Alors, la Côte Nord-Est,  côte de la tranquillité, mais pour combien de temps encore?